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Témoignages
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Témoignage d'usager (Ouest-France) |
27/10/2006 |
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| | "Tous les jours, une personne de l'ASSAD vient à la maison, samedi et dimanche compris. Elle s'occupe de sa toilette, du ménage. On discute. C'est bien.(...)
Ces visites quotidiennes rythment la journée. Pour papa aussi, c'est important, il est moins isolé d'autant que le personnel est très compétent, attentif et chaleureux."
Martine, fille de M.et Mme Jambu |
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''VidéoMaton'' de Sonia Violaz : Administratrice de l'Assad |
21/06/2007 |
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| | Sonia Violaz, administratrice à l'Assad du Pays de Rennes, interviewée lors de l'assemblée générale en Juin 2007.
Vidéo Réalisée par Scenarii Vidéo & Multimédia.
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Le portrait du mois : Sylvie, employée à domicile |
29/07/2008 |
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| | Sylvie est employée à domicile au sein de l’ASSAD du Pays de Rennes, sur le secteur du Blosne depuis mars 2006. Suite à un évènement personnel grave qui l’a affectée, Sylvie a « eu un déclic » et a décidé que, désormais, elle devait se rendre utile et accompagner les personnes dans leurs besoins.
Sylvie donne quelques exemples d'intervention :
« Je vais chez Madame F qui est diabétique et sous oxygène, pour son petit déjeuner, l’aide à la toilette, l’aide à l’habillage, l’entretien. Je fais toutes ses démarches administratives car elle ne sort pas et est seule. Je lui fais des courses parfois ».
« Puis, je vais chez Monsieur G qui est un peu désorienté. J’y vais pour soulager Madame. Elle profite pour sortir et faire ses courses et se promener. J’essaie de stimuler Monsieur en lui proposant des jeux ou de la lecture. Parfois, il n’est pas décidé du tout, surtout en présence de ses enfants, dans ce cas, je fais principalement du ménage et l’entretien du linge ».
Sylvie s’exprime sur son métier : « Chez toutes les personnes chez qui je vais, il y a de l’accompagnement. C’est notre travail d’accompagner les gens qui ont besoin. Moi, je travaille tout en parlant. On n’est pas la femme de ménage, on est là pour les motiver. Je me rends compte que je suis utile, je suis leur rayon de soleil ("...")».
"Ce que l’apprécie à l’ASSAD, c’est qu’en cas de problème, on peut toujours appeler un responsable. On est soutenu s’il y a un souci ».
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Le portrait du mois : Marie-Jo, TISF (Technicienne de l'Intervention Sociale et Familiale) sur RENNES |
18/09/2008 |
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| | Le Technicien de l’Intervention Sociale et Familiale est un travailleur social qui intervient auprès de publics fragilisés : en difficultés sociales, éducatives ou matérielles. en apportant son aide dans les actes de la vie quotidienne. Elle apporte un soutien social, psychologique et éducatif pour le groupe familial et contribue à maintenir ou à rétablir l'équilibre relationnel entre les membres de la famille où elle intervient.
Le (la) TISF intervient par exemple pour accompagner et motiver la personne dans la réalisation de ses activités dans son cadre de vie, veiller à informer les personnes pour l’accès aux droits, assurer le relais entre individus, collectivités et structures, etc.
Marie-Jo est Technicienne de l’Intervention Sociale et Familiale depuis 1972.
Elle témoigne de son expérience en tant que professionnelle : « Si je fais cette activité, c’est parce que j’ai toujours aimé les enfants ! J’ai rencontré beaucoup d’enfants en difficulté ou en souffrance et j’ai voulu les rencontrer dans leur vie personnelle pour mieux comprendre leur fonctionnement (tristounet, en retard, mal habillé…) … Les enfants m’attendent pour les activités. Par exemple, pour réaliser des crêpes ou un gâteau, pour le partager ensuite tous ensemble… C’est un moment très convivial ».
Marie-Jo sait poser les limites de sa profession : « La relation avec les enfants est importante, mais il faut garder la distance… je ne suis pas leur mère, je suis un repère, un cadre, mais je renvoie à chaque instant à la maman… J’ai toujours peur qu’un enfant s’attache plus à moi qu’à son parent. On sait qu’on est de passage… J’ai rarement eu des problèmes avec les enfants, certains mettent plus de temps, mais… »
Marie-Jo apprécie l’organisation mise en place à l’ASSAD pour l’accompagnement des salariés sur le terrain : « Le soutien psychologique, pour moi, c’est vital pour réfléchir durant un moment sur une situation (est-ce que l’on fait bien ou pas). On est de passage même pour les adultes. C’est important d’avoir une référente stable, elle connaît bien les familles, les situations et le fonctionnement des CDAS. C’est important quand on a un problème d’avoir toujours la même personne. »
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le portrait du mois : Christine, aide-soignante |
23/10/2008 |
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| | Christine est aide-soignante au SSIAD de l’ASSAD du Pays de RENNES (Service de Soins Infirmiers à Domicile) depuis 6 ans.
Sa motivation première est que « les personnes âgées ne rentrent pas en maison de retraite. Il faut qu’elles puissent rester à leur domicile, avec leurs repères, leurs habitudes de vie, »
La mission de l’aide-soignant est d’assurer la sécurité, l’hygiène, le confort de la personne, dans le respect de celle-ci, en maintenant son autonomie. « Il faut éviter, pour celles qui ne le souhaitent pas, l’entrée en maison de retraite. Nous sommes là pour faire le maximum pour que ça se passe bien. »
Christine apprécie les multiples facettes de la fonction : certes, il faut dispenser les soins d’hygiène et de nursing, mais elle assure aussi un soutien, un accompagnement de la personne, souvent isolée. « J’ai beaucoup de contact avec les personnes âgées, elles sont très contentes de me voir. Le métier comprend une grande richesse relationnelle. Sans le soutien des services à domicile, la personne risquerait l’entrée à l’hôpital »
Christine intervient aussi chez des personnes handicapées, plus jeunes. Elle a suivi une formation aux aspirations endo-trachéales et peut donc assurer des missions de soins très spécifiques. Le contact avec une personne plus jeune est souvent différent.
Grâce au SPASAD (Service Polyvalent d’Aide et de Soin à Domicile), « on est en binôme avec une auxiliaire de vie sociale.
L’auxiliaire nous aide dans le suivi de personnes qui présentent une dépendance lourde ».
Selon Christine, l’encadrement est bien assuré avec la cadre du service et les deux infirmières référentes, toujours présentes au moment du midi, consacré aux transmissions. Elle ne se sent pas du tout isolée au domicile face à la personne, car elle sait que si un problème se présente, elle pourra en parler à l’infirmière référente et se retrouver en équipe. L’aide-soignant joue un rôle dans la ré-évaluation des situations, du degré de dépendance. Suivant ses constats, l’infirmière référente rencontre la personne aidée à son domicile pour revoir la mission d’accompagnement et apporter les améliorations nécessaires (problèmes d’ordre matériel (matériel médical, lève personne), adaptation de l’aide à l’état de santé.
L’accompagnement du personnel est un point fort dans l’organisation du travail de l’équipe : Christine est très satisfaite de pouvoir suivre régulièrement des actions de formation. Le soutien psychologique est aussi un temps incontournable : « on travaille en groupe, on fait une simulation d’une personne représentative, ça permet de voir avec l’œil de chacun, de confronter les méthodes de travail pour uniformiser et faciliter l’accompagnement des personnes ».
Concernant l’organisation, Christine apprécie que « le SSIAD soit sectorisé ce qui facilite les tournées et le temps de transport. »
En conclusion, « le domicile, c’est un confort de vie pour la personne. On est des confidents ; ils disent des choses qu’ils ne disent pas à la famille et demandent le secret. Ils soulagent leur peine. Il faut savoir s’adapter aux situations ».
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Témoignage de Madame Marie G., patiente du Centre de Soins Infirmiers |
24/11/2008 |
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| | Madame Marie G. a bénéficié des services du Centre de Soins Infirmiers de l’ASSAD du Pays de RENNES tous les jours pendant deux mois.
Le contexte : Marie, 59 ans, a fait une chute, au milieu de la nuit, à son domicile. Elle a été blessée et les médecins du service d’urgence de l’hôpital ont diagnostiqué une double fracture des deux poignets.
Après un délai très court d’hospitalisation (intervention chirurgicale le dimanche pour un retour à domicile le lundi), elle se retrouve chez elle, lourdement handicapée. En effet, Marie est très déstabilisée, ses deux bras sont totalement immobilisés car plâtrés. Elle fait appel au Centre de Soins Infirmiers de l’ASSAD du Pays de RENNES. Les interventions de l’équipe d’infirmières se sont succédées sur une durée de deux mois (toilette, pansements). Marie témoigne de son expérience pour évoquer sa satisfaction du service rendu par le Centre de Soins. En effet, l’acte technique de soins est effectué, mais Marie est aussi accompagnée, rassurée. Elle entretient un très bon relationnel avec les infirmières (« de véritables professionnelles »), elle réussit à verbaliser son angoisse. Les infirmières prennent le temps de l’écoute, de l’accompagnement, des explications sur l’évolution de son état de santé, aident cette personne dynamique à accepter sa dépendance provisoire. Elle prend brutalement conscience de sa dépendance physique et trouve soutien et réconfort auprès de l’équipe du Centre de Soins. La présence des infirmières est d’autant plus importante que la famille de Marie n’habite pas la région.
C’est grâce au soutien et aux conseils des infirmières qu’elle se décide à partir quelques jours. Sur son lieu de villégiature, une continuité des soins est assurée par une infirmière libérale.
Marie a vécu une situation difficile, se retrouvant dépendante après son accident. Marie considère que le Centre de Soins de l’ASSAD « fonctionne comme un service public ». Elle a réussi à surmonter cette période en partie grâce au soutien des infirmières du Centre de Soins Infirmiers de l’ASSAD, qui ont parfaitement assuré leur rôle d’éducation thérapeutique et de soignantes dans sa dimension globale.
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Claudine, infirmière au Centre de Soins |
11/12/2008 |
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| | Claudine est infirmière au Centre de Soins Infirmiers de l’ASSAD du Pays de RENNES depuis une quinzaine d’années. Avant d’exercer au domicile des patients, elle a travaillé en milieu hospitalier. Le contexte professionnel au sein d’un Centre de Soins Infirmiers à Domicile est très différent du travail au sein d’un hôpital.
Dans les premiers temps, il ne fut pas aisé pour Claudine de s’adapter à ses nouvelles conditions de travail. La démarche d’aller au domicile des patients, de rentrer dans leur intimité, était « nouvelle et difficile ». Passé les débuts qui furent cependant une véritable épreuve, Claudine, passionnée par le métier d’infirmière qu’elle a toujours voulu exercer, s’habitue à un contexte professionnel qui lui était étranger. A partir de ce moment, elle a pu s’épanouir véritablement.
L’infirmière du Centre de Soins effectue, non seulement des actes techniques de soins, uniquement sur prescription médicale (exemple : prise de sang, saignée, pansements), mais aussi des soins de nursing. « Cette diversité de soins est vraiment spécifique à l’infirmière à domicile et c’est ce qui est passionnant », précise Claudine.
Les infirmières interviennent auprès de toute la population chartraine. La visite au domicile des patients induit un relationnel parfois intense avec la personne. « Il faut faire face à la sensibilité des patients, je suis là pour les aider et les soulager, le côté psychologique est toujours présent et pas facile à gérer, d’où l’importance de la présence de mes collègues. » En effet, l’équipe du Centre de Soins se retrouve quotidiennement au siège de l’ASSAD du Pays de RENNES, ce qui permet d’échanger sur les problèmes rencontrés durant les tournées. « C’est un moment indispensable pour se libérer des tensions et pouvoir repartir de nouveau dans les meilleures conditions ». Il est indispensable de savoir gérer les priorités et ce métier demande une bonne autonomie professionnelle.
Claudine rencontre, à travers l’exercice de sa profession à domicile, une dimension humaine et relationnelle qui n’existe pas au sein du secteur hospitalier. « En plus des différents soins techniques prodigués, le métier est enrichi de contacts humains chaleureux », complète-t-elle. La relation est personnalisée. L’infirmière est un véritable lien social en plus d’être une professionnelle soignante.
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Le portrait du mois : Michèle, infirmière coordonnatrice, responsable de la Résidence d'hébergement temporaire de Bruz |
19/02/2009 |
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| | La Résidence d’hébergement temporaire de Bruz existe depuis 1989 et accueille 13 personnes âgées de plus de 60 ans pour des séjours temporaires allant d’une semaine à deux mois sur une année civile. Les raisons d’entrée dans cette petite résidence sont variées : soutenir les aidants naturels (famille, conjoint), assurer un hébergement à une personne âgée pendant les vacances, être un relais lors de périodes plus difficiles à gérer : amélioration de l’habitat, hospitalisation du conjoint, convalescence, maintien à domicile temporairement difficile à gérer (hiver). La moitié des séjours concerne des personnes âgées en attente d’un hébergement définitif dans un EHPAD (Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) ou une maison de retraite.
Michèle est infirmière coordonnatrice, responsable de l’hébergement sous la direction de Catherine Pierre, directrice des structures. Douze personnes sont salariées au sein de la Résidence (temps complets et temps partiels). La permanence des soins est assurée grâce à un aide-soignant de nuit. Interviennent aussi sur la structure une infirmière à mi-temps, une animatrice elle aussi à mi-temps, une secrétaire à temps partiel qui assure des permanences au bureau mais aussi au siège social à Chartres de Bretagne.
Les tâches que Michèle est amenée à gérer au quotidien sont aussi nombreuses que variées :
gestion de l’équipe et de son travail : organisation des plannings, gestion des remplacements, organisation des réunions, gestion des conflits si nécessaire…
suivi de la logistique du bâtiment et de la vie de la structure : commande de matériel, gestion des stocks, partenariat avec les prestataires (repas, matériel médical, etc.).
tutorat auprès des stagiaires accueillis dans la Résidence (aide-médico psychologique, auxiliaire de vie sociale, aide-soignant) et participation aux évaluations.
relations avec les résidents, rencontres avec leurs familles, gestion des entrées, des contacts téléphoniques et partenariats divers avec les services médico-sociaux et les professionnels de santé.
élaboration avec le résident et sa famille du projet de sortie, aide aux familles dans leurs différentes recherches.
Michèle veille à ce que les séjours se passent au mieux. L’écoute des résidents, le relationnel, le suivi, l’accompagnement sont, selon elle, essentiels pour le bien être de la personne.
En tant que cadre de l’ASSAD, Michèle est amenée à participer aux réunions de cadres, à l’Assemblée générale et à toutes les manifestations organisées par l’ASSAD. Elle représente aussi l’Association lors de missions extérieures (conférences, colloques).
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Odette, assistante de vie SAAD (Service d'Aide et d'Accompagnement à Domicile) 24H/24 |
01/04/2009 |
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| | Le SAAD (Service d’Aide et d’Accompagnement à Domicile) fonctionne 24 H/24 et existe depuis 2006. Odette y exerce la profession d’assistante de vie depuis un peu plus de deux ans. Elle travaille de 15 H 45 à 1 H 15.
« Je ne pensais pas faire ce métier, j’étais peintre en bâtiment et cela pendant 20 ans, un job que j’adore. Je travaillais souvent chez des personnes d’un certain âge, je sentais leurs besoins ; elles ne voulaient pas gêner leurs proches avec leurs petits soucis. Un jour, ma fille m’a dit que je devrais changer de métier, car moi aussi je vieillis et la peinture, c’est dur, mais quand on aime !! Enfin, comme elle sait que je suis très attentive aux besoins d’autrui, les personnes âgées, malades, handicapées, elle me dit que je devrais exercer un métier dans ce milieu ; c’est ainsi que j’ai suivi une formation d’assistante de vie ».
Odette s’y épanouit, elle se trouve utile surtout auprès des personnes jeunes handicapées, et bien sûr toutes les personnes aidées de façon générale. Odette témoigne : « Les personnes que je visite sont souvent très angoissées quand vient la nuit. Il faut leur remonter le moral ; c’est très différent du travail durant la journée ». Odette souligne l’importance du soutien psychologique : « Ce métier, c’est assister la personne, il faut être très attentive à ses besoins, car la personne est seule toute la nuit avant de revoir quelqu’un au matin, il ne faut rien oublier : télécommande, téléphone, aide technique, lumière, etc. »
Ce métier exige que l’assistant(e) de vie sache prendre des responsabilités, se débrouiller seule. En cas de force majeure, un cadre de l’ASSAD est d’astreinte 24H/24 qui peut être contacté à n’importe quel moment de la nuit. Les autres qualités professionnelles requises sont : l’organisation, l’autonomie, le dynamisme, la gestion des imprévus, le tout en une demi-heure (durée de l’intervention). « Nous sommes toujours joignables grâce à un portable. Les tournées de nuit sont indispensables pour permettre aux personnes dans le besoin d’aide de vivre chez eux comme nous autres. Ce soutien de nuit permet un peu plus de liberté même avec le handicap ». Les personnes handicapées sont très demandeuses d’une véritable vie sociale : ainsi, le SAAD 24/24 de l’ASSAD leur permet de sortir le soir, d’aller au cinéma, de se retrouver pour des fêtes de famille ou entre amis.
Ce métier demande aussi à l’assistant(e) de vie d’être au contact des souffrances d’autrui, tout en sachant se préserver. « Cela est aussi valable pour les personnes travaillant le jour », souligne Odette. « Les personnes nous accueillent comme un petit coucher ce soleil avant la nuit ».
Odette conclut en soulignant l’importance du fonctionnement de ce service « qui permet aux personnes dépendantes de rester chez elles le plus longtemps possible ».
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Le portrait du mois : Laëtitia, infirmière référente |
15/04/2009 |
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| | Laëtitia est infirmière référente au sein du SSIAD (Service de Soins Infirmiers à Domicile) de l’ASSAD du Pays de Rennes. Le SSIAD s’adresse aux personnes âgées et handicapées et compte 97 prises en charge / jour.
Laëtita est très attachée aux valeurs de l’ASSAD : « venir en aide à toute personne ayant besoin d’un accompagnement, ponctuel ou non et ce dans le cadre d’une association loi 1901 à but non lucratif ». Laëtita apprécie particulièrement le fait que les services de l’Association soient des services de proximité, privilégiant le contact humain et la réponse adaptée aux attentes et aux besoins de chaque usager. Le SSIAD de l’ASSAD du Pays de Rennes met tout en œuvre pour assurer une réelle mission d’aide et de soutien pour pérenniser le maintien au domicile de la personne dans les meilleures conditions.
Le SSIAD est avant tout une équipe : la cadre responsable des soins, 2 infirmières référentes, 28 aides-soignants, 1 secrétaire.
Le partenariat, autre valeur majeure de l’ASSAD du Pays de Rennes, s’exerce avec les SAAD (Service d’Aide et d’Accompagnement à Domicile) – (SAAD de l’ASSAD, mais aussi les CCAS (Centres Communaux d’Action Sociale), les services ADMR et le Centre Intercommunal d'Entraide de Saint-Erblon), mais aussi avec l’HAD (Hôpital à Domicile).
L’infirmière référente réceptionne la demande de prise en charge : effectuée par l’usager lui-même, par sa famille ou son entourage, mais aussi par des professionnels de santé libéraux (médecin, infirmières), des instances locales de coordination (comme le CLIC ALLI’AGES), les services sociaux, etc.
Puis, l’infirmière référente rend visite à la personne, à son domicile ou à l’hôpital. Elle définit avec le futur usager (ou une tierce personne proche de celui-ci) une évaluation des actes à mettre en œuvre pour le maintien à domicile de la personne. A ce moment, l’infirmière référente définit le plan d’aide avec les partenaires (intervention d’une infirmière libérale, d’une auxiliaire de vie sociale).
L’intérêt de la prise en charge réside dans l’aide destinée à préserver l’autonomie, maintenir les acquis, stimuler le patient, le soutenir, soit jusqu’à une amélioration pour parvenir à la sortie du service, soit dans le cadre d’un suivi au long cours (sur plusieurs années en adaptant et en définissant une réévaluation au plus proche des besoins évolutifs de la personne)
Laëtitia souligne l’importance de travailler au sein d’une véritable équipe et de trouver écho à ses interrogations auprès de la cadre du service ou de sa collègue infirmière référente. Le rôle du cadre constitue à porter les projets et à orienter les infirmières référentes dans leurs décisions. Le fait qu’il y ait deux infirmières référentes permet une continuité et une qualité de service. L’équipe d’aides soignants a toujours besoin d’écoute et d’échange sur les situations rencontrées à domicile. Les infimières référentes sont présentes au retour des tournées des soignants en fin de matinée. Il ne faut pas oublier que les aides soignants sont en premier lieu au contact quotidien des patients et de leurs problèmes ; ce quotidien a une influence sur eux. Par ailleurs, les observations des aides soignants permettent de réévaluer le plan de soins afin qu’il soit le mieux adapté possible aux besoins des patients.
L’infirmière référente est aussi présente auprès des familles et intervient globalement auprès des aidants naturels, et ce, indépendamment du plan de soins en lui-même.
Laëtitia et sa collègue veillent à l’application d’une bonne pratique du soin, qui se légitime dans le cadre d’une prestation de qualité.
En matière de gestion des ressources humaines, l’infirmière référente intervient dans les cas suivants :
gestion de l’équipe d’aides soignants (planning, organisation du travail),
suivi du travail de chacun dans le cadre d’une délégation fonctionnelle,
entretien d’embauche, recrutement.
Laëtitia souligne aussi le fait que le poste soit très riche et diversifié. Il s’inscrit en effet dans le dynamisme global de l’Association.
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